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La gestion d’actifs au tempo du digital

27 novembre 2015 Droit financier

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PwC réunit les gestionnaires d’actifs français au Luxembourg

Au fil des années, le Luxembourg s’est imposé comme une plate-forme de distribution internationale. Le Grand-Duché a toujours conservé son précieux rating AAA, sa place est stable, son regard est tourné vers l’international et ses services ainsi que son savoir-faire sont pointus ; de quoi séduire les gestionnaires d’actifs du monde entier. La France ne fait pas exception et a depuis longtemps développé des liens privilégiés avec le Luxembourg. Avec 8% de la part de marché de la gestion d’actifs au Luxembourg fin 2014, soit plus de 250 milliards d’euros d’actifs sous gestion, les promoteurs français sont solidement implantés au Luxembourg. Partenaire incontournable des gestionnaires d’actifs, PwC a rassemblé une cinquantaine d’entre eux à son « Club de l’Asset Management Français au Luxembourg » pour un tour d’horizon des dernières tendances, notamment en matière de digitalisation du secteur.

Des promoteurs français de plus en plus actifs

Véritable Saint Graal, l’agrément luxembourgeois permet, pour un véhicule, d’atteindre une très large clientèle non domestique. Tous les grands gestionnaires de la place de Paris disposent ainsi de leur propre Sicav luxembourgeoise à compartiments multiples leur permettant de loger une très large partie de leurs expertises à la faveur du passeport européen.

« Depuis plusieurs mois, les différents acteurs français ont pris pleinement la mesure des possibilités et des avantages offerts par les différentes réglementations comme UCITS IV et AIFMD. Ainsi, de nombreux fonds de promoteurs français ont été récemment lancés au Luxembourg tout en étant géré depuis leur société de gestion parisienne et une multitude de structures master-feeder entre la France et le Luxembourg ont vues le jour, » commente Emmanuel Chataignier, associé en charge du marché de la gestion d’actifs français chez PwC Luxembourg.

Autre indicateur de la forte activité française au Luxembourg : le nombre de fonds et de société de gestion sont en augmentation. Ainsi, 27 sociétés de gestion et plus de 1,280 compartiments, gérés par des promoteurs français, étaient implantés au Luxembourg fin 2014.

« Les importants mouvements de rationalisation qui ont eu lieu ces dernières années ont été largement compensés par la création de nouveaux véhicules ainsi que par le développement des SICAV déjà existantes, et ce le plus souvent par le biais de fusions transfrontalières de fonds français. On note ainsi une augmentation d’environ 10% du nombre de sous-fonds gérés par des promoteurs français entre 2013 et 2014 et cette tendance semble s’amplifier en 2015 » souligne Emmanuel Chataignier.

La gestion d’actifs dans un mouvement inéluctable vers la digitalisation

La finance se digitalise à vitesse grand V. En France, le nombre de fintechs a explosé au cours des dernières années avec un millier d’entreprises tutoyant le secteur financier avec leurs solutions digitales. L’environnement règlementaire vient accentuer cette lame de fond avec notamment MiFID2, dont les mesures prévoient d’interdire le versement de rétrocessions au conseil en investissement indépendant et au service de gestion de portefeuille.

Le conseil prend des allures futuristes en se robotisant. Le marché est certes naissant mais durable. On estime que ce segment pourrait croître de près de 70% d’ici 2020.

« Développés par des fintechs, ces robots offrent une approche algorithmique des besoins des investisseurs avec une recommandation de solutions. Ces plates-formes de conseil financier robotisées proposent une allocation d’actifs optimale suivant la situation du client, de son aversion au risque, de ses objectifs financiers et de son appétit, » remarque Grégory Weber, directeur et Fintech leader chez PwC Luxembourg.

Comment les acteurs du secteur réagissent face à cette tendance ?

 « Aujourd’hui, les gestionnaires ont trois approches face à ce nouveau segment : (1) ils investissent, (2) s’associent ou (3) façonnent leur propre modèle, » conclut Grégory Weber.

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