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Guy Wagner (Banque de Luxembourg) : Les bons du Trésor américains demeurent la seule alternative sur des marchés d’obligations d’Etat

18 novembre 2015 Divers

Banque_de_Luxembourg

Luxembourg, le 18 novembre 2015 – Malgré les attentes d’une augmentation des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine en décembre, les bons du Trésor US demeurent la seule alternative valable sur les marchés des obligations d’Etat. Telle est l’opinion au sein de la société de gestion BLI – Banque de Luxembourg Investments de la banque privée Banque de Luxembourg, sous la responsabilité de Guy Wagner.

En octobre, les rendements obligataires de la zone euro se sont encore détendus en raison des perspectives de relâchement monétaire supplémentaire de la Banque centrale européenne. Sur l’ensemble du mois, le taux de l’emprunt d’Etat à 10 ans a reculé en Allemagne, en Italie et en Espagne tandis qu’aux Etats-Unis les taux longs ont par contre légèrement augmenté. Les investisseurs s’attendent à une augmentation des taux directeurs de la Réserve Fédérale en décembre. « Les obligations d’Etat américaines demeurent la seule alternative valable dans les pays industrialisés, étant donné qu’elles disposent encore d’un léger potentiel d’appréciation si les pressions déflationnistes reprennent le dessus », prétend Guy Wagner, chief investment officer de la Banque de Luxembourg et administrateur-directeur de la société de gestion BLI – Banque de Luxembourg Investments.

Les perspectives de croissance demeurent incertaines

Les chiffres de croissance économique à travers le monde restent mitigés. Aux Etats-Unis, les premières estimations indiquent une progression du PIB réel de 1,5 % au troisième trimestre, ce qui suggère un ralentissement de l’activité. « Comme la faiblesse provenait essentiellement d’un recul des inventaires, la croissance devrait à nouveau accélérer au cours des trois derniers mois de l’année », précise l’économiste luxembourgeois. En Europe, tant le secteur industriel que le commerce au détail confirment leur tendance favorable des derniers mois. Au Japon, les autorités publiques n’ont pas encore réagi malgré la stagnation conjoncturelle qui persiste. En Chine, le gouvernement multiplie par contre les mesures pour atteindre ses objectifs de croissance.

Reprise considérable des marchés boursiers en octobre

Après la correction au courant des mois d’été, les marchés boursiers se sont considérablement repris en octobre. La publication de résultats des entreprises globalement satisfaisants et l’absence de détérioration supplémentaire de la situation financière des pays émergents ont conduit à un rebond significatif des cours boursiers. « Vu l’ampleur du rebond, les actions devraient parcourir une phase de consolidation en novembre. Un ralentissement économique généralisé qui ne se limiterait pas seulement aux pays émergents demeure le principal risque pour les actions à moyen terme », pense Guy Wagner.

Les taux d’inflation devraient augmenter en 2016

En raison de la faiblesse des prix pétroliers par rapport aux niveaux d’il y a un an, les taux d’inflation demeurent faibles. Aux Etats-Unis, l’inflation en septembre était de 0 %. Le déflateur des dépenses de consommation hors énergie et alimentation, qui constitue l’indicateur préféré de la Réserve fédérale, est resté inchangé à +1,3 %. Dans la zone euro, le taux d’inflation en octobre s’élevait également à 0 %. « Des bases de comparaison nettement plus basses pour les prix pétroliers à partir de janvier de l’année prochaine devraient conduire à une augmentation des taux d’inflation en 2016. »

La faiblesse de l’euro par rapport au dollar pourrait s’accentuer

Comme les propos récents de Mario Draghi et de Janet Yellen ont augmenté la probabilité d’un relâchement monétaire supplémentaire en Europe d’une part et d’une hausse prochaine des taux d’intérêt aux Etats-Unis d’autre part, le taux de change euro/dollar a temporairement reculé endessous de la barre de 1,10 pour se reprendre légèrement en fin de mois. « Si les politiques monétaires européenne et américaine devaient effectivement diverger, la faiblesse de l’euro par rapport au dollar pourrait s’accentuer », conclut Guy Wagner.

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